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    Yves-Thibault de Silguy à Dijon dans le cadre de la Journée de l’Europe

    La question de l’euro a été particulièrement prégnante lors de la campagne présidentielle qui s’est achevée dimanche 7 mai par la défaite de Marine Le Pen qui souhaitait en sortir.

    C’est pourquoi hier, mardi 9 mai, à l’occasion de la Journée de l’Europe, j’ai voulu mettre le sujet de l’euro au cœur du débat. Avec Alain Bonnin, Président de l’Université de Bourgogne, j’ai invité Yves-Thibault de Silguy à animer une conférence-débat sur les 15 ans de l’euro. Car notre monnaie unique fête en 2017 son quinzième anniversaire.

    Yves-Thibault de Silguy, vice-président du groupe Vinci, ancien commissaire européen au sein de la Commission Santer, l’un des « pères » de l’euro, était le mieux qualifié pour dresser un bilan de la monnaie que nous utilisons au quotidien depuis le 1er janvier 2002. Et pour évoquer son avenir alors que le populisme et l’euroscepticisme progressent dans de nombreux Etats européens.

    Yves-Thibault de Silguy a notamment comparé l’Union européenne à une « chrysalide », prête à basculer dans le trépas ou à connaître un sursaut démocratique en fonction de la capacité des Nations à relancer l’idéal européen.

    Si la plupart des Français sont clairement opposés à un abandon de l’euro, comme à un départ de notre pays de l’Union européenne, je suis convaincu que nous, hommes politiques et décideurs publics, devons sans cesse faire la pédagogie de l’Europe et de l’euro, pour reconnecter l’Union européenne avec les citoyens.

    Dans le débat passionné sur l’euro, je pense qu’interroger l’histoire qui a conduit à sa création, c’est appeler des réponses aux interrogations du jour. J’ai notamment rappelé que la monnaie unique protégeait la France contre les attaques spéculatives et que l’Union européenne jouait un rôle important pour l’investissement dans nos territoires, notamment dans les territoires périphériques.

    J’ai également redit ma conviction profonde, partagée je crois par beaucoup de Français, que quitter l’Union européenne et la zone euro serait un désastre pour la France et pour la paix en Europe.

    En 1842, Victor Hugo a dit « L’Europe ne peut pas être tranquille tant que la France n’est pas contente ». Alors je forme le vœu que la France devienne un peu plus contente et que l’Europe soit un peu plus tranquille, pour répondre au défi de la globalisation.

    Après cette première conférence-débat réussie, j’ai décidé d’organiser régulièrement des rencontres informelles sur des sujets d’actualité. Le Conseil départemental de la Côte-d’Or que je préside et l’université de Bourgogne s’associeront pour inviter des personnalités nationales et internationales à débattre et à échanger sur les thématiques qui font l’actualité.

    Ces rencontres trimestrielles auront un nom, « Enjeux 21 ». Comme les enjeux du 21ème siècle dans le cadre d’une Côte-d’Or ouverte sur le monde et la connaissance. Elles permettront la tenue de débats démocratiques, pour favoriser l’accès de tous au savoir et à la culture.

    La première de ces rencontres, sur l’euro, a attiré plusieurs dizaines de personnes, mardi 9 mai, au cœur du campus dijonnais.