• Une affaire d’hologramme…

    Il est une expérience politique qui m’a particulièrement impressionné ce week-end.

    Pas le meeting lyonnais d’Emmanuel Macron. Non, on sait quelle a été son action au sein du Gouvernement socialiste.

    Pas la convention d’investiture de Benoît Hamon, intronisé candidat à la présidentielle d’un PS en voie de balkanisation dans l’entre-soi d’une réunion sans passion.

    Pas la réunion publique d’une Marine Le Pen incohérente.

    Non, ce week-end, j’ai été impressionné par Jean-Luc Mélenchon.

    Pas par l’homme politique, ni le tribun. Mais par la prouesse technologique qu’a constituée l’animation de son meeting par un hologramme.

    Présent de corps à Lyon, dimanche, Jean-Luc Mélenchon a envoyé son image en trois dimensions s’adresser à ses sympathisants à Aubervilliers, dans la région parisienne. Deux endroits distants de 500 km.

    Rassurez-vous. Dimanche, je n’étais pas dans la région parisienne pour m’extasier devant le discours outrancier du leader de « La France insoumise ». Je ne vous surprendrai pas en vous disant que ce n’est pas ma tasse de thé.

    J’étais devant ma télévision, à zapper devant les chaînes d’informations en continu, quand je suis tombé sur le double meeting simultané de Mélenchon. Et je dois avouer que j’ai été bluffé par son hologramme.

    Presqu’immédiatement, et parce que je suis désespérément pragmatique, je me suis demandé comment je pourrais utiliser une telle technologie.

    La technologie holographique offre en effet des possibilités fantastiques pour un édile. Elle rend possible l’ubiquité et relègue la visioconférence au rang des antiquités.

    Les possibilités sont infinies. Je pourrais ainsi recevoir un chef d’entreprise dans mon bureau puis me projeter dans une réunion à Montigny-sur-Aube, 90 km plus loin, en une fraction de seconde. Plus de temps perdu dans les transports.

    Ou alors intervenir devant les collégiens des 54 établissements côte-d’oriens, simultanément, pour leur présenter le rôle du Conseil départemental.

    J’arrête de rêver. Parce qu’il manque une dimension essentielle pour moi dans cette affaire d’hologramme qui a fait beaucoup parler : la dimension humaine, la relation avec les autres…