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    Signature de l’acte d’achat des terres agricoles de Perrigny-lès-Dijon

    Ce lundi 23 octobre 2017, à Perrigny-lès-Dijon, le Conseil Départemental de la Côte-d’Or est devenu propriétaire de 20 hectares de terres agricoles.

    Il ne s’agit pas de la première pierre posée, mais plutôt de graines semées pour notre avenir, celui de nos enfants, et celui des générations futures.

    Demain, ces terres seront consacrées à des activités de maraichage et de recherche pour l’agriculture de demain.

    L’objectif premier de ce site est de garantir un approvisionnement local, durable, sain en légumes issus de l’agriculture biologique pour les collégiens et les établissements sociaux et médico-sociaux en Côte-d’Or.

    L’autre objectif, c’est que ce site devienne une plate forme exemplaire pour les pratiques culturales de demain.

    En un mot, il s’agit d’expérimenter la viabilité de nouvelles formes d’agriculture, qui concilient productivité, qualité gustative et environnementale et durabilité.

    C’est donc naturellement que ce projet deviendra une première vitrine de notre dispositif FUTURS 21, qui sera ici consacré à l’agriculture de demain.

    C’est pourquoi j’ai souhaité que ce projet s’inscrive dans le cadre du dispositif FUTURS 21, notre laboratoire des innovations sociales et territoriales.

    Ce projet que nous avons simplement nommé « Perrigny » s’inscrit dans la droite ligne de notre soutien du Département de la Côte-d’Or aux filières locales.

    Grâce au projet Perrigny, nous allons arriver à l’objectif de servir dans la restauration collective des collèges 20% de produits bio et 50% de produits locaux d’ici 2022.

    L’acquisition des terrains à Perrigny représente un montant de 249 000 € et près de 2 M€ devraient être investis lors des 3 prochaines années. Ces terres agricoles vont nous permettre d’atteindre 3 objectifs :

    Sur les 20 hectares, 15 seront consacrés au maraîchage, afin de produire des légumes répondant aux normes exigées pour l’agriculture biologique.

    Nous allons créer un espace test de deux hectares dont l’objectif sera de permettre l’apprentissage du métier de maraîcher en proposant un cadrage juridique et matériel à de futurs agriculteurs dans des conditions réelles. Il s’agira, en d’autres termes, d’une plate forme de pépinière d’entreprises du secteur agricole.

    -Enfin, un hectare sera consacré aux essais et à la recherche sur la permaculture. Au delà de l’effet de mode, et sans dogmatisme, nous voulons en savoir plus sur la réalité de cette technique culturale adaptée à de petites surfaces agricoles en milieu urbain.

    C’est pourquoi nous étudierons la mise en place de partenariat avec des centres d’excellence tels que l’INRA, Agrosup, AgroParistech et le Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes.

    Les légumes qui seront produits dans 3 ans, à l’issue de la période de conversion des terres, pourront être vendus pour être transformés afin d’être utilisés par la restauration collective.

    C’est là qu’intervient un autre maillon de notre chaine vertueuse : la légumerie, qui sera portée par l’entreprise d’économie sociale et solidaire DESIE, au savoir-faire reconnu.

    Enfin, notre projet ne serait pas viable sans son dernier maillon : le dispositif AGRILOCAL, la plate-forme de mise en relation entre les acheteurs publics (dont les gestionnaires de restauration scolaire) et les fournisseurs de produits locaux, dont les agriculteurs.

    C’est via la plate-forme AGRILOCAL que les restaurants scolaires des collèges et des ESMS pourront commander leurs légumes bio « Made in Côte-d’Or ».

    C’est un projet ambitieux que nous avons lancé précisément une semaine après la journée mondiale de l’alimentation. Nous avons semons les graines d’un avenir durable.

    C’est pourquoi j’ai souhaité que ce projet s’inscrive dans le cadre du dispositif FUTURS 21, notre laboratoire des innovations sociales et territoriales.

    La signature du Projet FUTURS 21, « Les nouveaux modes de vie s’inventent en Côte-d’Or » traduit à merveille ce que nous nous engageons à faire ici sur nos terrains agricoles de Perrigny.

    Parce que le Conseil Départemental n’envisage pas de demeurer simple spectateur des évolutions profondes et durables que connaît notre société.

    Et parce que ces transformations n’épargnent pas les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation.