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    Signature de la stratégie d’adaptation au changement climatique du Bassin Seine-Normandie

    Tous les acteurs de l’eau du Bassin Seine-Normandie (les élus de 25 Départements, 38 communes et intercommunalités, 6 Régions, agriculteurs et industriels) se sont retrouvés à la préfecture d’Ile-de-France pour acter un engagement fort pour faire face aux conséquences du changement climatique et signer « une stratégie d’adaptation au changement climatique du bassin Seine-Normandie ».

    Les récents dérèglements climatiques sur le bassin ont démontré l’urgence d’agir : les inondations de 2016 ont été inhabituelles par leur ampleur et leur gravité. Elles ont succédé à des périodes de sécheresse très marquées.

    Les scientifiques, notamment Jean JOUZEL, membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), s’accordent à dire que, si l’on n’agit pas d’ici à la fin de ce siècle :

    – on pourrait connaître une aggravation des étiages avec des sécheresses encore plus marquées en été et des risques d’inondations accrus en hiver,

    – une baisse de 30% du débit de la Seine et des cours d’eau du Bassin, une tendance qui évidemment pourrait accroître les problèmes de pollution ;

    – on pourrait connaître une baisse du niveau des nappes d’eau souterraine de 30 % ;

    – une augmentation de la température des cours d’eau de 2°C avec des conséquences sur la qualité des eaux ;

    – une élévation du niveau de la mer jusqu’à un mètre ;

    Au niveau du bassin Seine-Normandie, dont je préside le comité, nous avons très tôt pris conscience de l’urgence de la situation. Dès le début de l’année 2016, le comité de bassin Seine-Normandie a engagé un plan d’actions et une stratégie d’adaptation au changement climatique. Une stratégie adoptée à l’unanimité le 8 décembre 2016.

    Cette stratégie définit des engagements forts, adaptés aux spécificités de notre bassin, qui trouvent leur source dans des remontées concrètes du terrain, pour par exemple favoriser l’infiltration des eaux pluviales, restaurer les zones d’expansion de crues, ou encore de rendre l’agriculture plus résiliente face aux aléas naturels. Elle est le résultat d’une implication active des acteurs locaux, élus, agriculteurs ou simples citoyens.

    Dès à présent, elle trouvera des applications concrètes dans la préservation de la ressource en eau dans les documents de planification et d’urbanisme. Une stratégie largement partagée qui pourra être débattue dans les conseils municipaux. Je souhaite que les 8.300 maires du bassin Seine-Normandie puissent s’inspirer des propositions formulées dans cette stratégie dans la définition de leur politique.

    Face au changement climatique, nous devons rester engagés, continuer d’avancer, ne pas se laisser aller au fatalisme.

    Comme le dit le philosophe Henri Bergson, « l’avenir n’est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons faire.