• Capture d’écran 2017-01-13 à 12.20.26

    Session budgétaire au Conseil régional

    Le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté s’est réuni en session plénière les jeudi 12 et vendredi 13 janvier pour examiner et voter son budget primitif 2017. Un an après son élection à la présidence de la Grande Région, Marie-Guite Dufay n’a visiblement toujours pas pris la mesure de la tâche immense qui lui incombe. En tant que Président du groupe de la Droite et du Centre, je l’ai alertée à de multiples reprises sur l’importance d’aller vite, d’agir concrètement et d’accompagner tous les acteurs économiques et les territoires pour les aider dans la réalisation de leurs projets. Sans succès jusqu’à maintenant. La Région a obtenu la compétence économique. Elle est également en charge de l’emploi et de la formation. A ce titre, elle est en première ligne dans les combats pour l’innovation, la croissance et la lutte contre le chômage. Elle doit être stratège et acteur, force de propositions et non pas à la remorque des politiques de l’Etat comme c’est le cas depuis un an.

    Sur la transition énergétique, l’annulation de l’arrêté préfectoral du 26 juin 2012 approuvant le schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE) de Bourgogne doit nous interroger.

    C’est l’occasion de débattre au fond de notre stratégie en la matière dans notre Région.

    C’est pourquoi, je demande qu’un débat ait lieu lors de la session régionale du mois de juin 2017 sur la question éolienne.

    Ce n’est pas le projet de budget présenté par la majorité de gauche qui va me rassurer. Marie-Guite Dufay et Michel Neugnot affichent en effet un niveau d’investissements très important. Trop important si l’on se fie à ce qui a été effectivement réalisé en 2016. Trop optimiste si l’on écoute l’avis du Ceser sur le projet de budget. L’exécutif de gauche a en effet inscrit 431 millions d’euros d’investissements. Sans prévoir la moindre économie de fonctionnement. Or, Marie-Guite Dufay et Michel Neugnot avouent la majorité avoue publiquement que tous ces investissements ne seront pas réalisés au cours de l’année 2017. J’ai donc dénoncé l’insincérité de ce budget. Il s’agit d’un budget d’affichage, un pur document de communication. Je donne rendez-vous à Madame Dufay au compte administratif de 2017, véritable juge de paix du budget. On verra alors si les 431 millions d’euros d’investissement ont bien été dépensés ou si le BP2017 n’était que propagande et communication politique. Auquel cas, une fois l’écran de fumée dissipé, ce sont bien nos entreprises et nos territoires qui seront perdants. J’ai d’ailleurs appelé l’exécutif à la responsabilité. Plus que des postures ce sont d’actes et de moyens dont notre économie et nos emplois ont besoin.

    Cette session a également été marquée par une manifestation des agents du Conseil régional. Plusieurs centaines d’entre eux ont en effet crié leur mécontentement devant l’Hôtel de Région (Site de Dijon). Alors que leur implication et leur adhésion sont indispensables à la bonne mise en œuvre de la fusion, Marie-Guite Dufay a choisi le mépris. Elle dit les avoir écoutés. Mais les a-t-elle entendus ? Je ne le crois pas. Marie-Guite Dufay a dit qu’elle voulait que les agents « aient le sentiment que le dialogue était maintenu ». Mais ce n’est pas donner un sentiment de dialogue aux agents qui est important. C’est faire vivre ce dialogue. Les agents n’ont que faire d’une négociation qui s’éternise et dont ils ne voient pas la finalité. Mais l’exécutif sait-il lui-même où il veut aller ? Je n’en suis pas sûr.

    Après avoir menti aux Bourguignons et aux Francs-Comtois durant la campagne, et faute de nous avoir écoutés au début du mandat, Marie-Guite Dufay et sa majorité sont maintenant en grandes difficultés. En prenant la décision irresponsable d’augmenter les indemnités des élus en début de mandat, la majorité de Mme Dufay ne peux pas décemment aujourd’hui balayer d’un revers de main les questions légitimes soulevées par les agents régionaux quant au maintien de leur pouvoir d’achat. La fronde du personnel est durable, le malaise est palpable, le budget 2017 est sans souffle, sans stratégie claire et sans ambitions. Nous avons des idées. Nous avons des propositions alternatives. Marie-Guite Dufay et ses amis doivent nous écouter. Faute de quoi la Bourgogne-Franche-Comté continuera d’aller droit dans le mur. De plus en plus vite.

    image1