• Métropole dijonnaise : et maintenant ?

    Le projet de loi relatif au statut de Paris et à l’aménagement métropolitain a été définitivement adopté par l’Assemblée nationale hier, jeudi 16 février, mettant un point final à un périple parlementaire de plus de six mois.

    Les sénateurs ont rejeté par deux fois le texte. Les députés socialistes l’ont imposé et Dijon aura le statut de métropole.

    J’ai toujours indiqué que nous avions besoin d’une capitale régionale forte. Pour autant, je regrette une nouvelle fois l’impréparation car personne ne sait à ce jour et peut-être même pas François Rebsamen quelles compétences la métropole souhaite exercer.

    La loi lui permet de prendre 3 compétences parmi les 8 du conseil départemental et, en cas de désaccord, ce sont les 8 compétences qui seront transférées hormis les collèges.

    Et maintenant ?

    Le changement de « grade » n’est pas une fin en soi. L’agglomération dijonnaise va jouer en Ligue 1 des villes françaises mais son visage ne s’en trouvera pas fondamentalement transformé par cette montée en gamme.

    Je souhaite simplement que l’agglomération dijonnaise ait conscience qu’elle doit jouer pleinement son rôle de locomotive des territoires départemental et régional. Je me battrai contre cette vision actuelle d’une métropole repliée sur elle-même.

    La porte de mon bureau est maintenant ouverte. J’attends le Président de la future métropole dijonnaise pour discuter des transferts de compétences prévus par la loi.

    Avant l’ouverture des discussions, je mets au préalable une condition. C’est que la prévention spécialisée fera forcément partie des compétences transférées.

    Je ne doute pas que nous parviendrons à un accord.

    Il va en effet de l’intérêt général que la métropole dijonnaise et le Département de la Côte-d’Or travaillent main dans la main, pour le bien de tous les Dijonnais et de tous les Côte-d’Oriens.

    Mais est-ce une vision partagée ? Je n’en suis pas sûr.