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    Menace de fermeture qui pèse sur l’entreprise Logo de Morez (39)

    A Morez, l’entreprise Logo est clairement menacée de fermeture. Les produits LVMH, via ses filiales TAG Heuer et FRED, représentent 97% de sa production. Le retrait annoncé de la licence exclusive accordée par le groupe signe la mort de l’entreprise jurassienne. A l’échelle de la cité de la lunette, c’est une catastrophe.

    L’enjeu est d’importance pour le tissu industriel local. Le berceau français de la lunette, ne peut perdre l’un de ses fleurons. L’enjeu est également d’importance pour l’image du « Made in France » chère au gouvernement.

    Beaucoup d’énergie a été déployée en soutien aux salariés d’Alstom Belfort. Les 180 salariés de Logo à Morez devraient pouvoir compter sur le même élan de solidarité.

     

    Dans ce contexte anxiogène, les salariés de Logo apparaissent bien seuls. Si Marie-Christine Dalloz, députée de la circonscription, a bien tenté d’alerter les pouvoirs publics depuis 2015, la mobilisation n’est pas à la hauteur des enjeux.

    Pas un mot de la Région Bourgogne-Franche-Comté sur le sujet. Qui de l’exécutif régional avait fait le déplacement dans le cortège qui défilait ce mardi en soutien à l’entreprise ?

    Lorsque M. Montebourg, en responsabilités d’absolument rien, se déplace à Alstom Belfort, il a droit à une délégation d’élus socialistes régionaux. Pour soutenir des salariés du Haut-Jura…personne.

    LVMH annonce sa volonté de lever l’obligation de produire « Made in France » imposée jusque-là dans les contrats avec ses constructeurs et aucune réaction des redresseurs productifs socialistes.

    J’appelle solennellement Mme Dufay, à se saisir très rapidement du sujet en convoquant une table-ronde avec l’ensemble des acteurs du dossier pour réfléchir aux moyens de sauver Logo.

    Je rappelle que c’est la collectivité régionale qui détient la compétence économique. A elle d’engager la concertation et d’agir pour permettre la survie d’une entreprise dynamique et de ses salariés.