• Marie-Guite Dufay en marche vers la minorité ?

    Pour l’instant, ça tient.

    Pour l’instant, Marie-Guite Dufay est encore en position de disposer d’une majorité à la Région Bourgogne-Franche-Comté.

    Pour l’instant seulement car la Présidente est -déjà- extrêmement fragilisée. Une élue de son groupe a en effet décidé de faire sécession.

    Ainsi, après un peu plus d’un an d’une gouvernance chaotique, Marie-Guite Dufay ne dispose plus que d’une majorité relative, de 50 voix sur 100 élus, qui ne tient plus qu’à un fil. Grâce à sa voix prépondérante de présidente en cas d’égalité de vote.

    Désormais, pour conduire les affaires régionales, il lui faudra convaincre la gauche de faire bloc derrière elle. Il ne faudra perdre aucun élu en route. Les péripéties qui ont émaillé le début de son mandat laissent craindre le pire.

    Tout cela ne serait rien s’il ne s’agissait pas de l’avenir des entreprises ou des agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté, s’il n’était pas question du devenir de nos jeunes ou de nos territoires.

    La courte majorité dont dispose Marie-Guite Dufay sonne le glas de toutes réformes nécessaires dont a besoin la Bourgogne-Franche-Comté pour renforcer son attractivité et s’imposer dans le concert des régions européennes.

    Car désormais, pour obtenir la majorité sur une réforme ou un budget, il faudra contenter tout le monde.

    C’était déjà difficile, et on l’a vu à plusieurs reprises, notamment avec le PRG.

    Ca s’annonce encore plus difficile maintenant que la majorité est éclatée en plusieurs chapelles présidentielles. Les partisans de Macron le disputent en effet aux soutiens de Hamon tandis que les anciens supporters de Valls fourbissent leurs armes en sous-main.

    Entre Hamon et Macron, c’est la guerre. De même qu’entre Hamon et Valls.

    Pour l’instant, ça tient. Car Marie-Guite Dufay n’a pas encore dit pour qui elle roulait. Ou plutôt marchait. Tant qu’elle n’a pas choisi son camp présidentiel, l’édifice peut tenir. Pour combien de temps ?

    Parce que dès qu’elle aura choisi son favori, que se passera-t-il ? Une fois qu’elle aura dit son admiration pour Macron ou son soutien pour Hamon ? Le frêle édifice régional risque bien de s’écrouler.

    Et pendant ce temps, les autres régions de France bougent, agissent, confortent leur avance.

    Nous avons pourtant tellement d’atouts pour réussir…