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    Madame Dufay, nous vous avions prévenue…

    Alors que le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté se réunit aujourd’hui, jeudi 12 janvier, pour examiner et voter son projet de budget primitif 2017, Marie-Guite Dufay a été accueillie à l’Hôtel de Région (site de Dijon) par son personnel en colère.

    Ou plutôt devant l’Hôtel de Région (site de Dijon), les agents étant empêchés de rentrer dans le bâtiment, où nombre d’entre eux travaillent pourtant, par un imposant service de sécurité.

    Un an après avoir accédé à la présidence de la grande Région, Marie-Guite Dufay a réussi l’exploit de mettre son personnel dans la rue. C’est une première au niveau de la Bourgogne. Une rareté au niveau de la Franche-Comté.

    Et dire que Marie-Guite Dufay et François Patriat nous ont martelé pendant des mois, lors de la campagne des régionales, que tout était prêt. On allait voir ce qu’on allait voir. La fusion ne serait qu’une formalité. Après plus de dix ans au pouvoir, une fois élue, la nouvelle majorité de gauche se mettrait au travail dès le premier jour, avec une organisation des services opérationnelle.

    On voit le résultat. Toutes les belles déclarations sur les économies, les promesses pour rassurer les agents, les annonces sur la stratégie ambitieuse de la grande Région n’étaient qu’écran de fumée et poudre aux yeux.

    Il est clair que Marie-Guite Dufay et ses amis ont menti aux Bourguignons et aux Francs-Comtois en général, aux agents du Conseil régional en particulier.

    Nous l’avions anticipé durant la campagne. Nous pouvons l’affirmer avec certitude un an après l’élection. Et preuve du mépris de Madame Dufay pour ses agents, elle n’a même pas daigné sortir et venir à la rencontre de celles et ceux qui oeuvrent pourtant au quotidien pour mettre en musique la partition qu’écrit, ou tente d’écrire, la majorité socialiste.

    Elle s’est contentée d’envoyer au front Michel Neugnot. Nous n’avons aucune intention de souffler sur les braises de la contestation.

    Nous ne nions pas les difficultés puisque nous avions alertés la Présidente sur la nature de ces dernières.

    Mais les agents du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté doivent être écoutés et leurs revendications entendues. Car c’est l’une des clefs de la réussite de la fusion. Le message de la Région est en effet incompréhensible pour eux, comme pour nous, élus de la droite et du centre. Comment peut-on justifier d’avoir revalorisé au maximum les indemnités des élus, ce que nous avons dénoncé, et d’opposer aux agents des négociations pour leur propre situation ?

    Marie-Guite Dufay, nous vous avions prévenue. Vous avez fait la sourde oreille. Il est maintenant urgent d’apaiser le climat délétère qui s’est installé dans l’institution régionale car je suis convaincu que la fusion ne pourra pas se faire sans l’adhésion et l’implication des agents.

    Ce n’est pas donner un sentiment de dialogue aux agents qui est important, comme vous l’avez affirmé. C’est faire vivre ce dialogue.