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    La Côte-d’Or oubliée du plan national Action Cœur de Ville

    Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires, vient de dévoiler la liste des 222 villes moyennes sélectionnées dans le cadre du plan national « Action Cœur de Ville ». Ce plan prévoit la mobilisation de 5 milliards d’euros sur cinq ans pour renforcer l’attractivité des centres-villes des communes sélectionnées.

    Tous les départements de France et de Navarre ont une ou plusieurs lauréates. Tous sauf deux, la Haute-Garonne et la Côte-d’Or. Pourtant, la Côte-d’Or compte plusieurs villes moyennes qui auraient pu -ou dû- être éligibles au dispositif de l’Etat. Pourquoi Beaune, plus de 22.000 habitants, qui remplit tous les critères, n’a pas été sélectionnée ?

    Mais surtout, je m’interroge sur la stratégie du Gouvernement avec ce programme qui, une fois encore, privilégie les plus grandes villes. On sait que les territoires ruraux sont les grands oubliés des politiques impulsées par l’exécutif. Mais pourquoi oublier également les petites villes ? Ces communes de 4.000 à 10.000 habitants qui jouent un rôle essentiel d’aménagement du territoire dans nos campagnes.

    En Côte-d’Or, Montbard, Auxonne, Châtillon-sur-Seine ou Nuits-Saint-Georges ne méritent-elles pas d’être soutenues par le pouvoir central ? Et en Bourgogne-Franche-Comté, quid de Joigny, Avallon ou Migennes, dans l’Yonne ; Lure ou Héricourt, en Haute-Saône ; Paray-le-Monial ou Digoin, en Saône-et-Loire ; Varennes-Vauzelles ou Decize, dans la Nièvre ; Saint-Claude ou Morez, dans le Jura ; Morteau ou Bethoncourt, dans le Doubs ; Delle, dans le Territoire de Belfort.

    Ces cités n’ont-elles pas besoin, elles-aussi, d’un coup de pouce de l’Etat pour rayonner davantage sur les territoires ? Bien sûr que si. Aider les petites villes aurait plus de sens que concentrer les rares moyens financiers sur les villes moyennes.

    Le Gouvernement a choisi de privilégier les métropoles et les villes moyennes. Les petites villes, les communes rurales et les territoires n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.

    Mais on commence à être habitués…

    J’ai écrit au ministre de la Cohésion des Territoires pour lui faire part de notre mécontentement.