• Est-il besoin d’étoiles…

    Michelin vient de publier son célèbre Guide Rouge, la bible de la gastronomie. Le palmarès 2017 des restaurants étoilés était attendu comme chaque année.

    Ce succès étonnant, on le doit à une culture solidement ancrée chez le guide, celle de l’arrivée à l’improviste des inspecteurs et d’une vraie culture du secret avant la sortie.

    Personne ne doit savoir. Et à la clé, une reconnaissance qui participe au rayonnement de notre pays à l’international et vaut toutes les campagnes de pub du monde pour les lauréats.

    Eh oui, le bœuf bourguignon, la blanquette de veau, les œufs en meurette sont devenus des éléments du patrimoine national et des étendards de la France à l’étranger ! J’avoue que l’idée me plait bien, comme une forme de retour aux sources, à l’authenticité, au produit !

    Mais combien sont-ils au firmament ? 616 ! 503 avec une étoile, 86 qui en comptent deux et seulement 27 qui peuvent afficher fièrement leurs trois étoiles.

    Et en Côte-d’Or ? Nous avons la moitié des étoiles de Bourgogne et nous restons un département reconnu pour l’excellence de sa gastronomie : 14 restaurants étoilés (15 en 2016), 12 avec une étoile et 2 avec deux étoiles, qui sont autant de valeurs sûres.

    Je suis fier de nos talents, c’est tellement difficile.

    Mais je n’oublie pas que derrière ces locomotives de la gastronomie que sont les établissements distingués par le Michelin, notre département compte des centaines de restaurants sympathiques, pittoresques, gourmands dans lesquels des chefs s’affairent au quotidien.

    Des centaines de restaurants dans lesquels on peut déguster de bons petits plats et passer un bon moment.

    Et où on peut là aussi être tout simplement heureux à table.