• Emmanuel Macron souhaitait en terminer une fois pour toutes avec l’affaire Benalla. Il n’a fait que remettre une pièce dans le juke-box…

    Alors certes, Emmanuel Macron est enfin sorti de son silence sur l’affaire Benalla, mardi 24 juillet. Mais ni la forme ni le fond n’ont calmé les ardeurs de l’opposition.

    La forme d’abord. En intervenant devant les députés LREM réunis à la Maison de l’Amérique latine, à Paris, pour fêter la fin de la session parlementaire, le Chef de l’Etat a choisi de s’exprimer en territoire ami. Au milieu de ses affidés et de ses courtisans. Et sans la présence de la presse. Courageux mais pas téméraire. C’est devant tous les Français qu’Emmanuel Macron doit s’exprimer. Pas juste devant son clan.

    Sur le fond ensuite. « S’ils cherchent un responsable, le seul responsable, c’est moi et moi seul » a martelé Emmanuel Macron. Soit exactement l’inverse de ce qu’expriment à grands renforts d’éléments de langage pré-formatés tous les proches du Chef de l’Etat depuis une semaine.

    « S’ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu’ils viennent le chercher » a ensuite fanfaronné le Président. Mais qu’est-ce que ça veut dire « venir le chercher » quand on est le Chef de l’Etat et le gardien des institutions ?

    Et la suite est du même acabit. « Nous avons une presse qui ne cherche plus la vérité » a poursuivi Emmanuel Macron. Lequel oublie sans doute que, si Le Monde n’avait pas révélé cette ténébreuse affaire, elle aurait été tout simplement enterrée. Et qui utilise les mêmes subterfuges de communication qu’un certain Donald Trump, un Président toujours prompt à critiquer les médias…

    Enfin, en rebondissant sur les tweets d’un site parodique, Emmanuel Macron contribue lui-même à initier des polémiques invraisemblables. « Alexandre Benalla n’a jamais détenu les codes nucléaires ni été mon amant » a en effet ironisé le Chef de l’Etat, perdant ainsi tout le sens de la mesure…

    Emmanuel Macron souhaitait clore une fois pour toutes cette mauvaise séquence. Il n’a fait que remettre une pièce dans le juke-box…