• Du courage en politique

    La conférence de presse de François Fillon d’hier, lundi 6 février, est l’occasion de mon premier billet. Chaque matin, au gré de mon humeur ou de l’actualité, j’écrirai sur un sujet tantôt léger, tantôt sérieux. Un coup de gueule ou un satisfecit.

    Aujourd’hui, premier billet, premier coup de gueule. Sur le courage et la lâcheté en politique.

    Je n’ai pas l’intention de porter un jugement sur telle ou telle attitude. Je ne suis pas un juge. Juste un acteur de la vie politique. Un commentateur à travers ce post.

    D’abord un constat. François Fillon, il a du cran. Victime du traitement médiatico-politique que l’on connaît depuis bientôt deux semaines, il est resté debout. Mieux, il est apparu hier serein, digne, calme, fort, avec la hauteur qui sied à un homme d’Etat. J’en connais qui auraient été écrasés par de telles épreuves. Certains qui ne s’en seraient pas relevés. D’autres qui auraient jeté l’éponge depuis longtemps. Pas François Fillon. Le candidat de la droite et du centre à la présidentielle est là. Il fait face à l’adversité et aux difficultés. Debout. Malgré la tempête.

    François Fillon est incontestablement courageux. Il faut en effet avoir du courage pour affronter les journalistes et les photographes qui se tenaient devant lui, hier, à son QG de campagne et dévoiler une part de son intimité.

    François Fillon est courageux parce que, malgré ce qu’il vit, il n’entend pas abandonner le navire par gros temps. Fort de la légitimité que les urnes lui ont donnée en novembre dernier, il souhaite aller au bout de son combat présidentiel. Le cap est fixé. Je veux le suivre, malgré la météo difficile.

    Et je regrette l’attitude de certains moussaillons. Un capitaine, fut-il le plus compétent et téméraire du monde, ne peut rien sans un équipage engagé. Sans des matelots fidèles chargés de faire fonctionner la machinerie complexe de l’énorme paquebot présidentiel.

    Par vent fort, les matelots doivent faire preuve de courage. Comme leur capitaine. Or, ces derniers jours, on en a vus certains paniquer et se répandre dans la presse, complètement terrifiés par la tempête. Prompts à quitter le navire, à se jeter à la mer, dans des canots de sauvetage. Prêts à rejoindre un autre bateau, un hypothétique plan B ou plan J.

    Par leur comportement, ils mettent en péril le projet commun.

    Certains près de chez nous ont abandonné le navire. Pour ma part, j’ai choisi de rester à bord. Derrière le capitaine qui tient bon la barre. Courageux, malgré la tempête.