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    COP 22 : Il y a urgence à agir

    Représentant le Comité de Bassin Seine-Normandie à la COP 22 à Marrakech, j’ai rencontré plusieurs dirigeants africains pour échanger sur nos stratégies d’adaptation au changement climatique. A l’heure où les Etats travaillent à la concrétisation des objectifs de l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement global de la Planète à 2 degrés, j’ai la convictions que tous les acteurs doivent s’engager dans cette démarche.

    Selon le dernier rapport du GIEC,  à l’horizon 2100, le changement climatique pourrait entrainer d’ici 2100 sur le bassin Seine-Normandie :

    – une baisse de 30% du débit de la Seine et des cours d’eau du Bassin, une tendance qui pourrait accroître les problèmes de pollution ; 

    – une baisse du niveau des nappes d’eau souterraine de 10 mètres ; 

    – une augmentation de la température des cours d’eau de 2°C avec des conséquences sur la qualité des eaux ; 

    – une élévation du niveau de la mer jusqu’à un mètre ; 

    – une aggravation des étiages avec des sécheresses plus marquées en été et des risques d’inondations accrus en hiver. 

    Nous travaillons depuis plusieurs mois au comité de bassin sur une stratégie d’adaptation qui sera votée le 8 décembre prochain. Elle passe par une solidarité de tous les acteurs de l’eau à l’intérieur du bassin, elle passe aussi par une solidarité à l’extérieur du bassin car le climat ne connaît pas de frontières. Elle devra demain être partagée avec les Pays en Développement, avec lesquels nous travaillons au titre de la coopération décentralisée. Nous sommes tous concernés par le changement climatique.

     L’Accord de Paris de la COP 21 prévoit une solidarité Nord Sud sur cette question. C’est dans cet esprit que le Comité de Bassin Seine-Normandie souhaite donner une nouvelle impulsion à sa politique de coopération décentralisée avec l’Afrique de l’Ouest et plus particulièrement le Bassin de la Volta, le fleuve Niger et le lac Tchad.

    J’ai évoqué cette question tout au long de la COP 22 avec notamment Lionel ZINSOU, ancien Premier Ministre du Bénin, Barmou SALIFOU, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement au Niger, Charafat AFAILAL, Ministre chargée de l’eau au Maroc. 

     Nous avons prévu de nous revoir prochainement pour accélérer le financement de projets dans cette région du monde où la population connaît de grandes difficultés pour accéder à l’eau potable. Le changement climatique pourrait encore accentuer ces difficultés. Il y a urgence à agir.