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    Communiqué de presse commun de M. François SAUVADET, Ancien ministre et Président du Conseil départemental de la Côte-d’Or et de M. Nicolas LACROIX, Président du Conseil départemental de la Haute-Marne, relatif au futur parc national des forêts feuillues de Champagne et Bourgogne

    Depuis 2009, les Conseils généraux puis départementaux de Côte-d’Or et de Haute-Marne ont toujours manifesté leur intérêt vis-à-vis du projet de Parc National des forêts feuillues de Champagne et Bourgogne.

    Considérant qu’il s’agissait d’une opportunité pour notre territoire et ses habitants dès lors que les enjeux économiques et sociaux de ce territoire de vie étaient pris en compte et respectés, ils se sont toujours prononcés en faveur du Parc

    Cette position n’a pas changé et à la veille d’une étape importante et dans le cadre des réflexions menées après le pré-avis rendu par le CNPN sur le travail fourni par le GIP, les Présidents de Conseils départementaux souhaitaient rappeler leur engagement en faveur d’un projet qui doit néanmoins respecter plusieurs préalables :

    1. Il ne peut y avoir qu’une seule et unique réserve intégrale. Celle-ci a d’ailleurs été clairement identifiée par les acteurs du territoire. Dans le cas contraire, c’est toute la filière bois qui serait déstabilisée.
    2. Les grandes cultures ne doivent pas être intégrées dans le territoire de cœur de parc. Si cela était le cas, un accompagnement spécifique devra être mis en place.
    3. Si le projet concerne essentiellement les forêts, il faut que l’effort soit porté d’abord par les forêts domaniales.
    4. La chasse est un élément constitutif du mode de vie de ce territoire : il faut la maintenir dans toutes ses dimensions : elle a une vocation de régulation, mais elle est aussi un outil de développement social et économique.

    Enfin, si tous ses préalables sont respectés, le parc devra être un incubateur de projets économiques : le futur établissement public doit avoir les moyens de soutenir aussi bien l’artisanat local et l’agriculture que les TPE/PME plus structurantes. Les Conseils départementaux prendront leur part pour aider les projets sur tout le territoire du Parc.

    Chacun doit prendre ses responsabilités : les Conseils départementaux tenaient à rappeler cette ligne claire, la seule qui garantira un vivre ensemble, compatible avec les exigences écologiques d’un parc national et celles des acteurs qui vivent sur ce territoire, sans ne rien céder aux extrémismes de tous bords qui ne cherchent qu’à imposer leur point de vue au détriment du bien commun.