• Chouette, l’histoire se termine bien !

    Les Dijonnais se sont réveillés avec la gueule de bois en apprenant que la chouette de l’église Notre-Dame, au centre-ville de Dijon, avait été vandalisée en marge d’une manifestation. La nouvelle s’est rapidement propagée, amplifiée par les réseaux sociaux, tant le symbole est fort dans la cité du Téméraire.

    Ce n’est pas la première fois que la célèbre statue, creusée dans le contrefort nord de l’église Notre-Dame fin du XVème ou début du XVIème siècle, est victime d’actes de vandalisme.

    En janvier 2001, la chouette avait été attaquée au burin et partiellement détruite, obligeant les services municipaux à superviser une reconstruction intégrale. Preuve de l’importance du symbole, c’est un statuaire mouleur du Louvre qui avait été spécialement missionné pour rendre sa beauté originelle au sympathique volatile. Grâce à un moule réalisé quelques années auparavant, la chouette avait été restaurée à l’identique.

    En remontant plus loin, en février 1984, on se rappelle que la statue avait déjà subi les affres de la stupidité humaine, un individu non identifié l’ayant recouverte de peinture rose.

    Si ces actes de vandalisme marquent la mémoire collective, c’est que la chouette est un véritable porte-bonheur. Sa renommée a en effet très largement dépassé les frontières de la cité des Ducs de Bourgogne.

    Il faut dire qu’elle est censée avoir des pouvoirs magiques permettant d’exaucer les vœux les plus secrets.

    Quel habitant de la capitale bourguignonne n’est jamais venu, plus ou moins discrètement, effleurer le volatile avant un événement important, un examen, une demande en mariage ou un entretien ?

    Quel Dijonnais osera jurer qu’il n’a jamais touché la bestiole en faisant un vœu ?

    Quel touriste peut envisager de visiter notre belle cité sans toucher la chouette, l’une des étapes obligées du parcours de la… chouette, le nom de l’itinéraire proposé pour découvrir le centre-ville historique ?

    Peu de temps après la découverte du sacrilège, les services de la ville ont entrepris d’effacer les outrages faits à l’inoffensive statue.

    Il a suffi de quelques heures pour redonner son lustre originel au fier nocturne.

    L’histoire se termine bien…