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    J’ai écrit au Premier ministre pour lui demander les chiffres des conducteurs roulant sans permis ou sans assurance

    En imposant la limitation de vitesse à 80 km/h sur tout le réseau routier secondaire, sans tenir compte de l’avis des présidents de département, pourtant gestionnaires de quelque 400.000 km de routes départementales, Edouard Philippe a fait preuve d’un autoritarisme incompréhensible. Il a refusé la main tendue des élus locaux pour une application différenciée de la mesure.

    Mais surtout, le Premier ministre a pris le risque d’accroitre le nombre de conducteurs roulant sans permis et sans assurance.

    Aussi, j’ai demandé le 19 juin dernier au Premier ministre de m’indiquer les chiffres précis actuels et l’évolution du nombre des délits constatés des personnes circulant sans permis et sans assurance dans notre pays.

    Dans deux ans, à la fin de l’expérimentation, il sera ensuite possible de savoir combien cette réforme aura envoyé de nouveaux conducteurs sans permis et sans assurance sur nos routes. Des conducteurs qui auront vu leur permis s’envoler à cause de retraits de points pour un ou deux km/h de trop.

     

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    Pourquoi je soutiens le boycott de la Conférence nationale des territoires

    Dans un communiqué de presse commun publié aujourd’hui, mardi 3 juillet, François Baroin, président de l’Association des Maires de France, Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des Départements de France, et Hervé Morin, président de Régions de France, annoncent qu’ils ne participeront pas à la prochaine Conférence nationale des territoires prévue le jeudi 12 juillet prochain.

    Au nom du groupe Droite, Centre et Indépendants, que je préside au sein de l’ADF, je soutiens cette démarche et m’y associe pleinement.

    Le Gouvernement avait imaginé cette Conférence nationale des territoires comme une instance de dialogue et de négociations réunissant le pouvoir central et les représentants des collectivités. Après un an d’existence, force est de constater qu’elle n’a pas rempli ses objectifs.

    Non seulement la voix des élus locaux n’est pas entendue mais on peut même dire qu’elle n’est pas écoutée.

    Toutes les décisions annoncées depuis des mois par l’exécutif sont en effet systématiquement défavorables aux collectivités locales et aux territoires. Que ce soient les contrats de maîtrise de la dépense locale, les transferts de charges non compensées, la politique de déménagement du territoire impulsée par l’Etat, toutes les décisions du Chef de l’Etat et de son Premier ministre vont dans le sens d’une recentralisation rampante et confuse mais bien réelle.

    Emmanuel Macron a beau jeu de communiquer sur un « pacte girondin » alors que la France n’a jamais eu un Président aussi jacobin depuis des années.

    Je pense que c’est une erreur fondamentale et stratégique : la solution aux maux de notre pays n’est pas moins de décentralisation mais plus de décentralisation.

    Les collectivités locales sont des maillons essentiels de l’organisation de notre pays, au plus près du terrain, au plus près des citoyens et de leurs préoccupations. Elles font mieux que l’Etat, sont plus efficaces. Pour moins cher. Elles gèrent mieux l’argent public et sont plus réactives aux besoins exprimés au quotidien.

    Il faudrait leur donner plus de responsabilités et les moyens d’assumer leurs compétences quand l’Etat central fait exactement le contraire.

    La Conférence nationale des territoires est devenue le prétexte d’un simulacre de dialogue. C’est « Je décide, vous exécutez » pour parodier un ancien Chef de l’Etat.

    Non.

    Ce n’est pas cela le dialogue.

    Le dialogue, c’est un échange. Quand un seul intervenant s’exprime, sans écouter ses interlocuteurs, ça s’appelle une chambre d’enregistrement.

    Et ça, les élus locaux n’en veulent plus.

    Voilà pourquoi nous ne participerons pas à un nouveau simulacre de dialogue le 12 juillet prochain. L’Etat parlera, comme d’habitude. Mais il sera tout seul.

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    Pendant que l’Etat continue inlassablement sa politique de déménagement des territoires, le Conseil départemental maintient sa présence territoriale…

    J’ai reçu dernièrement Martine Viallet, Directrice régionale des finances publiques, qui m’a confirmé la prochaine fermeture de quatre trésoreries, dont trois en milieu rural.

    Les trésoreries de Sombernon, Mirebeau-sur-Bèze et Saint-Jean-de-Losne, ainsi que la trésorerie actuellement située dans les locaux de l’Office public de l’habitat, à Dijon, vont fermer leurs portes au début de l’année 2019.

    Si la Directrice régionale des finances publiques m’a affirmé que ces fermetures ne s’accompagneraient pas de suppressions d’emplois, je ne peux que déplorer cette politique de l’Etat qui institutionnalise un déménagement des territoires.

    Car, sous couvert de « rationalisation » ou d' »amélioration » de l’efficacité des services publics », c’est bien de déménagement des territoires qu’il s’agit. Une démarche mise en place depuis des mois par le pouvoir central, qui consiste à fermer, subrepticement, des services dans certaines communes et à les regrouper dans d’autres. C’est comme ça que l’Etat a procédé récemment avec l’activité des cartes nationales d’identité (CNI), transférée de Baigneux-les-Juifs à Venarey-les-Laumes.

    Et pendant que l’Etat « réorganise » ses services, le Conseil départemental a fait le choix stratégique de conserver ses collèges, ses centres d’incendie et de secours, ses espaces solidarité famille et ses centres routiers en tout point de la Côte-d’Or.

    En défendant coûte que coûte le maintien de sa présence territoriale, le Département montre au quotidien sa volonté de demeurer aux côtés de 100% des Côte-d’Oriens, où qu’ils habitent sur le territoire.

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