Montbard et Beaune : Sous-préfectures en sursis
11 juillet 2012
En déplacement à Chartres, le Ministre de l’Intérieur a estimé que certaines sous-préfectures pourraient prochainement fermer. François Sauvadet et les conseiller généraux de la majorité s’opposent vigoureusement à ce projet de casse territoriale.
Un mois après des promesses d’une « prise en compte plus juste des territoires », la méthode socialiste se fait jour : non seulement les engagements pris sont reniés, mais encore le Gouvernement met en place l’exact opposé de ce qu’il avait promis.
Manuel Valls a beau louvoyer, promettre encore de « faire attention à la cohérence territoriale et sociale », il a surtout affirmé lundi dernier à Chartres que « la question des sous-préfectures mérite une approche spécifique et ambitieuse ».
On peut s’inquiéter de cette volonté de « déterminer ce que doivent être ses missions : elles ne peuvent pas être les mêmes en fonction des territoires » affirmée par le ministre de l’Intérieur qui ajoute : « dans mon ministère, la police et la gendarmerie sont des priorités. Cela veut dire qu’il faut faire des efforts. Et cela peut passer parfois par des fermetures d’équipements ».
On a vu comment la gauche traduisait une approche purement démographique et comptable avec la suppression du conseiller territorial et l’annonce d’un redécoupage cantonal qui risque de remettre en cause la juste représentation des territoires ruraux.
Désormais, c’est une France à 2 ou 3 vitesses que le Gouvernement va mettre en place : de grosses agglomérations, leurs territoires périphériques et des campagnes abandonnées par l’Etat.
Il faut se souvenir que pendant des années, les socialistes et leurs alliés se sont posés en pseudo défenseurs de la ruralité et des services publics de proximité.
Le groupe Initiatives Côte-d’Or se battra au Conseil Général de la Côte-d'Or pour résister à la casse territoriale annoncée par le Gouvernement. Beaune et Montbard doivent demeurer des sous-préfectures pleines et entières. Il en va de la cohérence et plus directement de l’unité territoriale dont le Président de la République est constitutionnellement le garant.
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