"Je n'ai pas voté la confiance au Gouvernement Ayrault"
3 juillet 2012
La réalité de l’état des finances du pays, telle que la décrivait François HOLLANDE lors de sa campagne présidentielle, n’est pas vraiment la même que celle décrite dans le rapport de la Cour des comptes qui a été remis hier au Gouvernement de Jean-Marc AYRAULT.
La gravité de la situation, que plus personne ne peut nier, met désormais les socialistes au pied du mur. Ceux-ci vont devoir traîner leurs promesses démagogiques de campagne comme autant de boulets aux pieds tout au long du quinquennat.
Pour tenir leur promesse d’embaucher 65 000 fonctionnaires supplémentaires dans l’Education, la police, la gendarmerie et la Justice à effectif constant dans l’administration, le Gouvernement prévoit une baisse drastique des effectifs dans l’ensemble des ministères « non prioritaires. »
Les agents des ministères de l’écologie, de la culture, de l’emploi et de l’ensemble des ministères sociaux seront ravis d’apprendre qu’ils sont devenus, le temps d’une élection, des ministères secondaires.
En réalité, avec cette baisse des effectifs bien plus brutale que ne l’était la RGPP, le Gouvernement organise sans le dire une véritable casse des services publics.
J’ajoute que pour financer ces 65 000 postes, il sera totalement impossible de dégager des marges de manœuvre pour augmenter le pouvoir d’achat des fonctionnaires, que ce soit par la hausse du point d’indice ou l’évolution de leurs cadres statutaires.
Ma pensée va également aux plus modestes de nos concitoyens qui vont mesurer les conséquences de la suppression programmée des heures supplémentaires défiscalisées. Ce sont ainsi 9 millions de travailleurs qui verront leur pouvoir d’achat diminuer.
Je n’ai pas la même lecture du rapport de la Cour des comptes que les socialistes. A mon sens, ce rapport enjoint les politiques à adopter des mesures courageuses, responsables et justes pour relever le pays.
Les premières mesures annoncées par le Gouvernement socialiste ne vont pas dans ce sens et me confirment dans l’idée que les français ont été floués tout au long de l’élection présidentielle. Ils vont malheureusement très vite le comprendre.
Je n’ai donc pas voté la confiance au Gouvernement de Jean-Marc AYRAULT.
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