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    9ème Conférence départementale agricole

    Le jeudi 15 décembre, le Conseil Départemental de la Côte-d’Or organisait dans ses locaux la 9e réunion départementale agricole.

    Pour cet événement désormais implanté dans le paysage Côte-d’Orien, nous avons pu compter une nouvelle fois sur la Chambre d’Agriculture de la Côte-d’Or et sur son Président, Vincent LAVIER, dont j’ai salué l’engagement et la disponibilité en faveur des 4 900 exploitations professionnelles que compte notre département.

    Depuis plusieurs années, nos agriculteurs s’enfoncent dans une crise de plus en plus terrible : 5% des exploitations du département pourraient ne pas s’en sortir, et jusqu’à 20% sont en grandes difficultés.

    Malgré les annonces gouvernementales, la chute des prix de la viande n’a pas été enrayée, engendrant des dizaines de milliers d’euros de perte dans chaque exploitation.

    Par ailleurs, de nombreux agriculteurs ont souffert des conditions climatiques de cette année (gel et pluies) et qui font de 2016 une « année noire ».

    La production de blé est en baisse de 36% par rapport à la moyenne quinquennale, celle des orges de 16%, celle du colza de 18% en Bourgogne Franche-Comté, d’après la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF).

    L’agriculture est un pilier économique de notre département (8% du PIB du département dont la moitié dans la viticulture) et un acteur indispensable du développement de nos territoires ruraux que le Conseil Départemental tiens absolument à soutenir. Elle compte 11 500 actifs permanents (5% des emplois du département) et valorise 53 % de l’espace départemental soit   467 000 hectares de Surface Agricole Utile.

    C’est une mosaïque de productions, portée par des entrepreneurs innovants et audacieux, respectueux de leur territoire, à l’écoute des consommateurs.

    Il s’agit donc, pour nous, de soutenir des acteurs économiques, non délocalisables, qui vivent et travaillent sur l’ensemble du territoire départemental.

    C’est pour cette raison que le Département s’engage à fond pour soutenir l’agriculture. J’ai rappelé que nous continuerons à faire de ce soutien l’un des marqueurs de notre politique.

    Tout ceci s’inscrit dans un environnement juridique et institutionnel nouveau : la fusion des régions et la loi NOTRé. Depuis le 1er janvier 2016, le Conseil Départemental a perdu le bénéfice de la clause générale de compétence. Dans un même temps, la compétence agricole est devenue une compétence exclusive de la région.

    Malgré ces évolutions, la politique du Conseil Départemental est claire : pour les années à venir, elle est de continuer de faire tout ce que la loi nous permettra et que nous faisions par le passé.

    La relation entre le Département et la Chambre d’Agriculture, exigeante et durable s’est matérialisée par l’accord cadre 2009-2013, que nous avons prolongé d’un an en 2014 et qui a porté sur 16,4 M€ puis par celui de 2015-2019 qui prévoit un accompagnement similaire de 3 M€ par an, malgré notre contexte budgétaire contraint. (baisse des dotations de l’Etat, sans précédent s’élève à 28M€ cette année.)

    Désormais, l’action agricole du Département reposera sur 3 piliers :

    • l’accompagnement social du monde agricole :

    (Soutien aux familles, service de remplacement)

    • l’action sur les territoires

    (Filières locales, aménagement foncier) 

    • le développement de l’agroenvironnement

    (Adaptation au changement climatique, maitrise de l’énergie, MAEC, politique de l’eau)

    Malgré le contexte institutionnel changeant, j’ai réaffirmé ma volonté de ne jamais abandonner l’agriculture.