• Capture d’écran 2018-10-03 à 18.05.08

    80 km/h : j’ai redit mon opposition sur le sujet à Emmanuel Barbe

    Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière, était en déplacement officiel à Dijon, jeudi 27 septembre dernier, à l’occasion du LifeDay organisé par le Conseil départemental de la Côte-d’Or sur le campus de l’Université de Bourgogne.

    Avant de participer à la cérémonie de remise des Prix Christian-Myon de la sécurité routière, Emmanuel Barbe a visité en ma compagnie le Centre d’Information et de Gestion du Trafic (CIGT), centre névralgique de l’information routière côte-d’orienne géré par le Conseil départemental.

    J’ai profité de son déplacement pour m’entretenir avec lui des questions liées à la sécurité routière.

    Au cours de ce dialogue ferme mais républicain, je lui ai notamment rappelé mon opposition à la généralisation de l’abaissement de la vitesse à 80km/h et je lui ai redit que les présidents de département étaient toujours disponibles pour appliquer cette mesure au plus près du terrain. Cette généralisation n’est pas une solution satisfaisante. Les premières semaines d’application de la mesure l’ont montré.

    Emmanuel Barbe m’a assuré qu’une évaluation loyale et transparente de l’effet des 80 km/h serait proposée par l’Etat au terme des deux ans d’expérimentation, via notamment une géolocalisation des accidents qui permettra une cartographie précise.

    J’ai par ailleurs interpellé le délégué interministériel à la Sécurité routière sur la problématique des conducteurs sans permis.

    Il apparaît en effet que le nombre de flashs des radars automatiques a plus que doublé. A terme, cela risque de mettre sur nos routes de nombreux conducteurs sans permis. Des conducteurs qui, en raison de la multiplication de petits excès de vitesse, risquent de voir disparaître leur précieux permis de conduire.

    Emmanuel Barbe m’a assuré qu’il envisageait d’étendre à la Côte-d’Or à compter du 1er janvier 2019 l’instauration d’un dispositif expérimental qui permettrait à certains conducteurs interceptés avec une alcoolémie supérieure à 0,8g/l et inférieure à 1,8g/l d’utiliser leur véhicule. Il sera proposé à ces conducteurs d’installer à leurs frais un éthylotest antidémarrage pour pouvoir continuer de conduire.